Jeunesse

Sirius – Stéphane SERVANT – #PLIB2018

Couverture Sirius

Alors que le monde se meurt, Avril, une jeune fille, tente tant bien que mal d’élever Kid. Entre leurs expéditions pour trouver de la nourriture et les leçons données au petit garçon, le temps s’écoule doucement… jusqu’au jour où le mystérieux passé d’Avril les jette brutalement sur la route. Il leur faut maintenant survivre sur une terre stérile pleine de dangers…

Je repoussais sans cesse la lecture de Sirius car j’avais très peur de ce roman : je n’en entendais que du bien, la barre était donc placée très haut. En même temps, n’étant pas du tout friande des romans post apocalyptique, j’avais très peur de ne pas apprécier du tout ma lecture.

Au contraire, Sirius a été un vrai coup de cœur pour moi. L’auteur m’a envoûté dès les premières lignes avec sa plume que je qualifierais de poétique : il a une vraie belle plume, de celles qui ne ressemblent à aucune autre, où chaque mot semble choisi avec soin, aussi bien pour son sens que pour sa prononciation, pour l’harmonie qu’il crée avec les mots qui l’entourent.

C’est un roman intelligent, qui apporte des réflexions de manière subtile à la fois sur l’écologie, le végétarisme, la violence et la bêtise des hommes, leur égoïsme et leur peur des autres mais aussi sur la beauté de l’être humain, sur sa pureté… L’univers est empreint de beauté mais il est aussi très sombre, puisque c’est la fin du monde : tout se meurt, les hommes comme les bêtes, la violence des humains ressort, mais en même temps, Stéphane Servant réussit à montrer l’importance de la vie, les bons côtés de l’Homme et le livre est plein d’espoir.

Les personnages sont peu nombreux, mais je les ai trouvé crédibles et incarnés. Kid est un enfant spécial, qui discute avec les animaux. Il a un côté sauvage mais aussi un côté très naïf, lié à son jeune âge, qui m’a beaucoup touché. Il découvre l’horreur du monde, mais il n’en voit que la beauté. Avril, quant à elle, tente de fuir son passé, tout en éduquant Kid, et se raccroche à l’espoir qu’un jour, tout ira mieux. Je l’ai trouvé très forte et digne, et ses réactions m’ont semblé très crédibles. Et les animaux aussi sont des personnages à part entière dans ce roman. Ils sont là, tout au long du récit, ils se battent pour aider Kid et Avril, malgré leur instinct qui leur dit de fuir les hommes. Le fait qu’ils soient présents apporte plusieurs messages que j’ai trouvé évidemment très intéressants, tendant moi-même à une alimentation végétarienne.

Bref, ce roman est une pépite. Il est la preuve que la littérature jeunesse est intelligente, qu’un auteur jeunesse peut avoir une plume aussi bien travaillée, voire plus, qu’un auteur de littérature générale (coucou les clichés des gens qui pensent que la littérature jeunesse n’est pas de la vraie littérature).

 

 

 

#PLIB2018

#ISBN978-2812614331

 

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